vendredi 9 juin 2017

Vampyre mais pas trop 1 : À fleur de sang

Auteur : Audrey Lardy
Genre : Romance, Bit-lit.

Langue : Français
Pages : 196
Éditeur : Auto-édition
Parution : 22 Janvier 2017
Format : Ebook
Prix : 3,99€ (ebook), 14,50€ (papier)

Résumé :

Rose quitte le château familial avec l'espoir de mener une vie plus normale . Mais entre vampires (bons et mauvais), complots et rebondissements, elle aura du mal à échapper à son destin... La Voix sera peut-être sa meilleure alliée...

La jeune femme fera-t-elle confiance à ses sentiments ?

Et surtout, l'amour peut-il survivre à tout dans cette vie ou dans une autre ?

Tous mes remerciements à Audry Lardy et à SimPlement pour ce service presse.
Mon avis :

Avant de me lancer dans cette chronique, je préfère vous avertir de la présence plus que probable de SPOILERS !
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Ce qui a attiré ma curiosité, c’est que cette histoire devait être une histoire de vampires différente des autres. Probablement que cette formulation aurait dû attirer ma méfiance plus que ma curiosité (lol) mais bon... je voulais lui donner une chance...

Le début du livre est particulièrement lent, il ne s’y passe pas grand-chose, on fait connaissance avec Rose, notre héroïne, qui pour une raison inconnue a reçu une permission spéciale pour aller à l’université. Dans ces premiers chapitres, l’héroïne va à l’université (à part quand elle fuit les cours), elle s’habille et mange des repas végétariens. On en sait au final assez peu sur elle, et au cours du livre, les choses changent vraiment très peu, que ce soit pour elle ou n’importe quel autre personnage, d’ailleurs.

On aurait pu penser que ces chapitres d’exposition nous... eh bien, exposeraient les choses. J’ai eu l’impression que l’on voulait tellement faire planer le mystère qu’au final rien ne nous est révélé du tout. J’avais même oublié que c’était une histoire de vampires jusqu’à ce que le mot soit prononcé (oups !) On ne sait pratiquement rien sur leur société, si ce n’est qu’ils sont séparés en différentes races (on ne sait pas combien) qui n’ont pas de noms, mais sont désignées par leur « fonction » : royalistes et combattants sont les deux seules dont on entend parler, mais en dehors de l’évidence, on ne sait rien.

L’héroïne fait partie de la famille royale mais ne semble absolument pas avoir été éduquée dans cette optique. En tant qu’humaine dans une société vampirique, elle aurait dû être dotée d’une éducation qui lui permette au minimum de se défendre contre eux, non ? Bah, apparemment non. Elle n’y connaît rien, et tout est normal. Elle est naïve et assez immature, elle semble complètement ignorer les jeux de pouvoir et semble stupéfaite quand la révélation arrive sur un l’homme qui était tombé sur elle par hasard, dont son frère ignorait la présence avant qu’elle le rencontre et tout le monde avait l’air d’espérer que ce soit un hasard. La seule surprise est sûrement l’héroïne.

Les rebondissements et les révélations arrivent de manière trop distillées ou prévisibles. Le texte manque encore de maturité, de nombreuses phrases tiennent plus d’une tournure « parlée » que du véritable récit. Peut-être que l’histoire aurait gagnée à être racontée à la première personne, vu qu’au final, tout semble se passer dans un relatif huit clos. Il reste encore u certain nombre de fautes d’orthographe et/ou de grammaire.

Et évidemment, on ne peut pas oublier l’inévitable « insta-love », ou peut-être devrais-je dire « insta-lust » (désir instantané, pour ceux qui ne sauraient pas ;) ). Rose et Lucius ne savent pas pourquoi, mais ils sont irrémédiablement attirés l’un vers l’autre. Au cours de tout le livre, ils n’apprennent même pas vraiment à se connaître. L’écart d’âge entre une humaine d’une vingtaine d’années et un vampire de presque trois cents ans n’est pas exactement quelque chose qu’on peut écarter (même si l’héroïne avait eu une plus grande maturité que celle qu’elle a, c’est assez gênant, je trouve) Lucius la traite même à un moment de gamine mais rejette le problème en disant que ça ne le dérange pas... Tu m’étonnes !

N’oublions pas le cliché du vampire stalker... mais ça ne fait rien c’est romantique. En fait, non. Un mec qui te suit chez toi, qui pénètre dans ta chambre quand tu n’es pas là etc., ce n’est pas romantique du tout.

Un truc bizarre, qui m’a frappé vers la fin, les résultats d’une prise de sang mettent six jours à arriver par chez vous ? Parce que chez moi, c’est le lendemain qu’on les a.

Alors, non, je n’ai pas tout détesté non plus ! J’ai trouvé la relation entre Rose et son frère Ezrah très intéressante. Les petits pans de la société vampirique qu’on entrevoit ont l’air intéressants, mais malheureusement, comme je l’ai dit, on en sait beaucoup trop peu. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’héroïne ait de l’anxiété et ne soit pas une maigrichonne, même si je dois avouer qu’à la fréquence où elle tombait dans les pommes, je me suis demandé si c’était vraiment réaliste (je n’en ai aucune idée, je le confesse, n’en souffrant pas moi-même)


Les personnages sont peu développés, les secondaires sont à peine esquissés, mention spéciale à Izzy et Isaac (qui ont l’air intéressant, mais...) Même le roi des vampires n’est pas particulièrement proéminent et assez cliché, dans le peu qu’on voit. Sans parler des méchants de service dans ce tome. Toute la société vampirique est à peine esquissée et c’est très dommage. La romance prend trop de place, je suppose. À mon avis, ce livre plaire aux fans de vampires et d’héroïnes simples qui ne sont pas prêtes à suivre leur destinée, mais qui sont rattrapées par celle-ci. Les lectrices(eurs) plus matures auront par contre sûrement du mal à y trouver leur compte.

La série - Vampyre mais pas trop :
1. À fleur de sang
2. À corps et âme (à paraître)
{??}

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire